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dimanche 4 mars 2012

120209 Seychelles Hélico île Cocos La Digue - Mahé

Dernier jour à La Digue. Ce soir, nous prendrons le bateau pour revenir sur Mahé pour deux jours. La fin des vacances approche...


Le parcours et les mêmes photos géolocalisées en cliquant sur la carte



Mais pour l'instant, il nous reste une journée presque complète sous le soleil! Nous partons de l'hôtel sans but précis, probablement faire un petit tour et finir nous poser sur une plage lorsque tout à coup...


... nous apercevons un hélicoptère qui vient de se poser sur la place réservée à cette effet pour la compagnie Zilair. Le lieu est tout proche de notre hôtel, mais jusqu'à présent nous n'avions pas vu le moindre mouvement aérien.
En plus d'effectuer des transports jusqu'à Mahé, la compagnie propose des vols touristiques. Renseignement pris, il s'avère que le tour de l'île (environ une quinzaine de minutes) coûte 340 euros. Pas donné, mais il y a moyen de faire baisser le prix en augmentant le nombre de passagers. Un couple d'Allemands est au bord de la piste et admire l'hélicoptère, peut-être sont-ils intéressés? Coup de chance : ils acceptent rapidement de se joindre à nous! Le vol aura lieu un peu plus tard, ce qui nous laisse le temps de revenir en ville boire un verre et faire connaissance avec eux.

De retour à l'héliport, nous nous installons rapidement dans l'hélicoptère, en toute sécurité. Le pilote est un jeune Allemand très sympathique. Et c'est parti! Décollage tout en douceur pour un tour de La Digue et de quelques îles voisines.


Pointe Source d'Argent, sous une autre perspective, à marée basse...




Anse Source d'Argent vue du ciel. Nous ne sommes pas très haut, mais tout semble plus petit depuis l'hélicoptère.




Petite Anse et Anse Cocos, au loin, Félicité, île Cocos, Grande Sœur et Petite Sœur.


L’extrémité de Anse Cocos. C'est dans le bassin naturel entouré de rochers, sur la gauche, que nous nous sommes baignés il y a trois jours!

 
Anse Marron vue de haut. C'est la plage la plus isolée et tranquille de La Digue, il vaut mieux prendre un guide pour y accéder facilement.

 

Îles Cocos vue du ciel. Nous aurions bien voulu y aller pour faire du snorkeling (il paraît que c'est comme nager dans un aquarium!), mais les conditions n'étaient pas bonnes, trop de vent, et des vagues qui gênent la visibilité. Notre hôtel proposait cette excursion, mais pas cette semaine à cause du temps.  Pourtant, nos amis allemands nous disent qu'ils sont venus deux jours plus tôt, et c'était superbe (mis à part le trajet jusqu'à l'île, très chahuté). Dommage pour nous, ce sera pour une autre fois...


Le port de La Passe.


Bref, le vol était splendide, c'était fascinant de voir toutes ces plages de haut, avec les couleurs incroyables de l'océan.
Après l'atterrissage, nous sommes allés déguster une bonne salade de calamar sur la terrasse du Tarosa, en face du port, puis nous avons profité de nos derniers instants pour revoir la jolie plage de sable blanc de Anse Sévère (nous nous demandons encore pourquoi elle porte ce nom qui ne lui sied guère...).


Îlot en face de Anse Sévère, frappé par de grosses vagues...


A 16h30, c'est le départ vers Mahé. Un premier ferry vers Praslin, petite traversée d'un quart d'heure.



Dans la Baie Sainte-Anne, Praslin


Puis nous embarquons à bord d'un plus gros catamaran, pour une heure de traversée jusqu’à Victoria.


Cette fois, nous avons pris nos précautions : des places assez à l'arrière pour moins sentir les vagues qui soulèvent l'avant du bateau (et nos estomacs avec!). De toute façon, la mer est plus calme cette-fois ci, le voyage est agréable...


Depuis Victoria, nous avions prévu de prendre la navette menant à l'aéroport et de louer une voiture là-bas, ce qui sera plus simple pour la rendre le dernier jour. Mais par chance nous tombons sur une sympathique dame qui loue un véhicule directement au port, pour un prix raisonnable (35 euros par jour), avec possibilité de la rendre à l'aéroport. Cela nous arrange bien, car nous allons à Beau Vallon, au nord : nous évitons ainsi de descendre à l'aéroport pour remonter ensuite.

C'est au crépuscule que nous arrivons à Beau Vallon, la zone la plus fréquentée de l'île (en cette saison et avec la crise, c'est très relatif!). A peine le temps de déposer nos bagages que nous repartons déjà pour le souper, dans un restaurant situé à quelques kilomètres plus au nord.

Le Lounge 8, tenu par un couple belge, se niche dans une bâtisse située juste au dessus des flots, en fait un ancien parking transformé avec beaucoup de goût (le patron est un ancien architecte d'intérieur) en un restaurant à l'ambiance zen. Intérieur blanc, lumières colorées, bouddhas omniprésents, décoration subtile... un lieu qui respire la tranquillité. Le concept est original : pas de menu, ni même de carte, le menu est une surprise chaque jour. On vous demande juste si vous souffrez d'allergies ou s'il y a des aliments que vous ne mangez pas, et si vous êtes "petite ou grosse faim", ensuite c'est la découverte. Ce soir, salade avec quiche au saumon en entrée, puis gnocchis et sorbet goyave (pour la grosse faim), steak de thon sauce roquette (hélas pas assez rosé), palette de desserts... Miam!


mercredi 15 février 2012

120204 Praslin - La Digue, Anse Source d'Argent

Nouveau changement d'île ce matin : nous rejoignons La Digue, encore plus petite et plus calme que Praslin. Un trajet en ferry type catamaran (cat Roses, env 400Rs a/r) nous y conduit en à peine un quart d'heure. Il y a deux compagnies qui réalisent la navette, Cat Cocos qui effectue le trajet Mahé - La Digue via Praslin et Cat Roses entre Praslin et La Digue seulement. Les deux compagnies se complètent selon l'horaire.



La particularité de La Digue est qu'il y circule très peu de voitures, quelques rares taxis et des véhicules utilitaires. La plupart des transports se font à vélo, ou avec les très pittoresques (et touristiques) chars à boeufs! Du coup, l'ambiance est particulièrement détendue sur cette île où  le temps semble s'être figé.

Le parcours et les mêmes photos géolocalisées en cliquant sur la carte



A notre arrivée, nous sommes tout de même bien contents de bénéficier d'un taxi pour rejoindre notre hôtel, situé à l'extérieur de La Passe, le seul village du lieu.

Nous logeons à l'Etoile Labrine, un établissement qui a ouvert en août 2011 (pas mentionné dans le LonelyPlanet, trouvé sur internet), tenu par Johanne, une femme au caractère bien trempé et au parcours de vie bien rempli, secondée notamment par son mari pêcheur et son fils. Les 10 chambres sont spacieuses, la salle de bain aussi. Il manque encore quelques aménagements intérieurs, et il reste quelques  petits défauts à corriger pour que cet hôtel soit très agréable. Pour le WiFi, il semblerait qu'ils veulent en faire une source de financement : 60 Rs de l'heure sur une période de 24h, pour 70M de données seulement et une seule fenêtre à la fois, alors que d'autres hôtels donnent l'accès gratuit et illimité. Cable & Wireless, fournisseur du réseau, propose une carte à 100 Rs pour une heure, sur 24h, bande passante illimitée et de qualité.

Après nous être installés, nous louons des vélos pour 6€/j à l'hôtel et partons vers Anse Source d'Argent qui se trouve à moins de 10 minutes. Plage mythique plébiscitée par les photographes du monde entier, en particulier les photographes de mode. Il faut dire que cet endroit a tout pour plaire : filet de sable blanc jalonné d'énormes blocs de granit, barrière de cocotiers et de takamakas, lagon à l'eau agréablement tiède. Bien sûr, le site est très fréquenté (et encore, ça doit être rien comparé à la haute saison) et il n'est pas facile de s'isoler un peu, d'autant que la plage n'est pas très grande, surtout à marée haute. Mais le décor en vaut largement la peine.
Anse Source d'Argent est la seule plage des Seychelles dont l'accès est payant, elle porte bien son nom! La raison est tristement simple : avec le nombre de touristes qui s'y promènent, il est devenu indispensable de prévoir du personnel pour nettoyer le site. Selon Johanne, l'endroit était à une époque tellement souillé par certains touristes indélicats que c'en était également devenu un paradis pour... les rats! L'entrée est de 100 roupies (environ 7 francs suisses). Selon notre guide touristique, édité en octobre 2011, seules les deux premières entrées sont payantes, les suivantes étant gratuites. Raté! Depuis janvier 2012, il faut payer à chaque passage! (il semblerait qu'en passant par la plage, on évite le péage. Et à 3 personnes, nous avons payé pour 2, mais c'est au bon vouloir de la gardienne!). Après le passage au guichet et avant d'atteindre la plage, on peut faire la visite du cimetière des premiers habitants de l'île, d'un ancien domaine colonial, d'une petite plantation de vanille, d'un vague chantier naval et d'un enclos à tortues géantes.


Un petit sentier longe la plage sous les cocotiers et au pied des énormes blocs de granit entre lesquels il est amusant d'aller se perdre. Il y a même un coin pourvu d'une arche végétale destinée à la célébration de mariages!



C'est en passant sous ces blocs de rochers que nous "entrons" dans l'Anse Source d'Argent.


Perspective à travers les blocs granitiques, entre lesquels se faufilent les flots lorsque la marée monte.




A l'extrémité de la plage, un sentier à peine visible part dans la jungle et mène à une construction discrète ressemblant à un genre de bunker aménagé de plusieurs pièces, dont une cuisine, le tout à l'abandon et ouvert aux quatre vents. Nous avons appris que c'était une "résidence secondaire"  que l'ex président René s'est fait construire, contre l'avis manifeste des habitants. Ils ont refusé ce privilège et lui ont demandé de partir. Les trois prochaines photos sont prises depuis le promontoire rocheux à proximité du bunker.




Lorsque la marée est basse, il est possible de s'aventurer plus loin en passant dans l'eau, arrivant à mi-mollet seulement. En marchant suffisamment longtemps, on peut rejoindre par la mer Anse Marron, tout au sud de l'île, qui n'est autrement accessible qu'avec l'aide d'un guide.



Le temps se fait un peu plus gris dans le courant de l'après-midi, mais avec le coucher du soleil, le ciel se dégage à nouveau, rendant possible la prise de quelques photos nocturnes avec l'éclairage bienvenu de la lune presque pleine.


Le trajet en vélo de retour à l'hôtel se fait au clair de lune, sans éclairage, dans le parc. Les quelques trous sur le chemin nous surprennent et nous secouent un peu!


Arrivé à l'hôtel, nous nous régalons d'un repas fort copieux, notamment composé d'un énorme poisson entier (demi baleine?) merveilleusement cuisiné à la mode locale. La cuisine est incontestablement le point fort de cet hôtel. La demi-pension est un bon choix pour un prix raisonnable de 145€ en chambre double.

jeudi 9 février 2012

120203 Constance Lémuria Resort, Anse Georgette

Petit déjeuner copieux, comme d'habitude. D'ailleurs, les volatiles du coin ne se gênent jamais pour tenter (avec succès) de picorer quelques miettes!


Après la très bonne impression que nous a faite la région de Anse Kerlan hier, nous décidons de nous y rendre à nouveau, pour visiter Petite Anse Kerlan et Anse Georgette. Ces deux dernières ont été accaparées par un hôtel de luxe, le Constance Lémuria Resort; selon notre guide de voyage, (Lonely planet octobre 2011) il faut appeler avant pour que le gardien laisse le passage. Nous demandons à la propriétaire de notre hôtel de se charger de cette formalité. Il s'avère en fait que pour avoir accès aux deux plages, il faut non seulement prévenir de sa venue, mais également réserver une place pour le lunch ou dîner pour faciliter l'accès! Consommation presque obligatoire donc, juste pour se rendre sur une plage légalement ouverte à tous! Comme nous voulons tout de même y aller, nous réservons pour 13 heures...

Le parcours et les mêmes photos géolocalisées en cliquant sur la carte


Avant de nous mettre en chemin, nous retournons profiter de la vue depuis Anse Volbert, à deux pas. La plage est toujours aussi belle, toujours aussi étroite pour poser son linge et peu ombragée. Quel spectacle!


Puis nous empruntons à nouveau la route côtière et ses dénivelés impressionnants, proche de 30%. Quoi de plus simple pour franchir une colline : on monte très fort d'un côté, et on redescend tout aussi fort de l'autre côté avec le moins de virages possible!


Après être allés nous perdre du côté de Anse la Blague, dans un coin isolé, sans grand intérêt, nous nous posons à Anse Consolation, une petite baie pas trop profonde, sans trop de vague. Parfait pour barboter quelques instants en compagnie de petits poissons rayés pas vraiment timides.


L'heure du repas approchant, nous quittons là la nature sauvage et rejoignons le monde du luxe. Tout au bout de l'île, au nord, après avoir longé son golf 18 trous, nous atteignons le portail d'entrée du Lémuria Resort. Passons sur le léger cafouillage des gardes, visiblement pas avertis de notre venue (nous apprendrons plus tard que les réservations se font normalement au moins un jour à l'avance ainsi tout est bien imprimé) Nous nous parquons et cherchons le chemin du restaurant dans ce vaste complexe sillonné de nombreuses voiturettes électriques. Des touristes avec le sac au dos et les linges d'une couleur autre que les leurs dans ce complexe, ça fait tache. Nous sommes rapidement repérés par des membres du personnel qui viennent s'enquérir de notre destination. Ils aiment savoir ou l'on va et ce que l'on fait. Par chance, nous tombons rapidement sur un jeune expatrié genevois, Guillaume, fraîchement diplômé de l'école hôtelière de Lausanne, qui passe une année ici, avec le titre de "special projects leader" Il nous guide jusqu'au restaurant où nous nous installons, près de la piscine à débordement, dans un cadre magnifique et raffiné.


La carte des mets propose une nourriture variée, tout a l'air très alléchant, même si, entre petits déjeuners copieux, buffets du soir gargantuesques et chaleur, nous n'avons pas forcément une faim de loup à la mi-journée. Mais au final, nous ne boudons pas notre plaisir, les plats choisis (tartare de poissons, pâtes, pizzas) sont succulents et bien servis. Nous succombons même à une tentation glacée pour le dessert!  Et le tout pour un prix vraiment raisonnable pour l'endroit (ça risquerait d'entamer un budget "routard" d'une semaine de vivres tout de même) Bref, même si c'est un passage presque obligé pour accéder aux plages, cela reste une contrainte dont on peut s'acquitter avec beaucoup de plaisir!


L'estomac bien rempli, nous partons en quête des plages. Anse Kerlan et Petite Anse Kerlan sont plutôt classiques, une bande de sable blanc en forme de demi-lune. Peu d'ombre, mais beaucoup de vent. En plus, le ciel devient quelque peu changeant, ce n'est pas vraiment de bon augure.


Pour nous rendre à Anse Georgette, nous avons le privilège d'être conduits en voiturette à travers le parcours de golf, jusqu'à l'entrée de la plage. Merci Guillaume.




Que dire, si ce n'est que le déplacement et le prix d'un repas valaient largement que l'on vienne sur cette plage, magnifique et quasi déserte. Le vent amène de gros rouleaux sur la plage, et un panneau indique que la baignade peut être dangereuse en raisons de forts courants. Qu'importe, ce sera parfait pour se tremper les pieds et passer un après-midi détente!



Sur la partie droite de la plage, une rivière bien chauffée par le soleil se déverse dans l'océan.


Nous nous installons entre de gros blocs granitiques, au pied de cocotiers, le parfait cliché! Même Lilly notre mouton mascotte profite du cadre! 


En revanche, la baignade sera très sommaire, vraiment le bout des pieds, car nous découvrons sur le sable une quantité de petites méduses échouées, avec leur long filament bleuté qui pourrait causer des irritations, comme souvent chez ces charmantes bestioles. Vérification faite, oui, en effet, c'est urticant, mais pas trop, heureusement! Au chaud sur la plage, elles gonflent fortement, et explosent avec un bon claquement lorsque nous marchons dessus, en sandales.




Après avoir passé l'après-midi à lézarder, observer les crabes et les reptiles locaux, faire des dessins dans le sable ou des photos, nous attendons le coucher du soleil, en espérant un spectacle aussi réussi qu'hier.





Hélas, le soleil à son coucher n'est juste pas visible depuis l'endroit où nous sommes. De toute manière, les nuages s'y sont mis et ont obscurci le ciel provisoirement.


Malgré tout, le meilleur reste à venir, car le ciel se découvre à nouveau, et tandis que le jour décroît, la lune presque pleine impose sa présence et son éclat. Tout ceci permet, à passé 19h00, avec l'équipement adéquat, de prendre quelques photos sublimes avec de longues poses, ce qui rend l'image très lumineuse et révèle Vénus et certaines étoiles.




C'est donc ravis que nous revenons au parking à passé 19h45 (à pied cette fois, mais avec l'éclairage lunaire) et rentrons à notre hôtel!